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Archive pour novembre 2009

PostHeaderIcon Ballons sondes pour l’ozone (CNRS)

Une découverte pour certains d’entre nous, le CNRS lâche chaque semaine une radiosonde spécialement pour étudier la couche d’ozone. Ils sont donc prévu pour monter très haut et lâchés chaque mercredis vers 11h depuis l’observatoire de Haute-Provence. Encore du travail pour les chasseurs :-)

Voir ci dessous, un article du Dauphiné
radiosonde_cnrs

Depuis plusieurs décennies, la station géophysique de l’observatoire de Haute-Provence (CNRS) envoie chaque semaine un ballon-sonde dans l’atmosphère pour étudier la température, les vents et la couche d’ozone.

Depuis sa création en 1970, la station réalise des mesures de l’atmosphère aux moyens de radars optiques qui émettent des impulsions laser très brèves et à l’aide de ballons-sondes envoyés chaque semaine en haute altitude pour mesurer et quantifier les changements de la couche d’ozone.

Tous les mercredis en fin de matinée c’est le même rituel pour Guy Tournois, responsable des opérations à la station de l’OHP.
Il est 11 heures, pendant que Gilles Kaczmarek technicien et opérateur sur les grands instruments et Christian Mollet, assistant ingénieur, s’affairent à gonfler un ballon à l’hélium. Guy Tournois met en place l’instrumentation qui servira à envoyer les données qui seront transmises par radio aux scientifiques.

« Nos études portent essentiellement sur la mesure de l’ozone, la température de l’atmosphère et sur la dynamique des vents entre la troposphère et la stratosphère et sur les échanges chimiques entre les différentes couches de  l’atmosphère. Ces données sont ensuite remises aux scientifiques et serviront à valider des modèles écologiques en climatologie et satellitaire », explique le responsable de la station.

Une heure et demie d’ascension avant d’éclater à 30 km d’altitude
Le dispositif miniaturisé est équipé d’une pompe en téflon qui aspire l’air à l’extérieur, lequel est chassé ensuite dans un compartiment constitué de solutions électrochimiques.

Les ballons spécifiés pour éclater à environ 30 km peuvent mesurer jusqu’à 12 mètres de diamètre.
La sonde équipée d’un parachute redescend alors sur terre où elle sera ensuite récupérée, si elle est retrouvée.

« En Provence, le vent dominant c’est le mistral et les ballons-sondes prennent souvent la direction de la Méditerranée. En moyenne, nous en retrouvons une sur trois. Nous en avons retrouvé sur le littoral de Catalogne et dans la plaine du Pô en Italie », avance Guy Tournois.

Une inscription sur la sonde indique à la personne qui la retrouve de la ramener à la gendarmerie la plus proche qui se chargera ensuite de la réexpédier à l’observatoire de Haute-Provence.

« Depuis que nous lançons des ballons dans l’atmosphère, les études ont révélé un très net ralentissement de la destruction de la couche d’ozone même si celle-ci n’est pas encore stabilisée. Il faudra attendre quatre décennies pour que les molécules de CFC ne soient plus actives », ajoute le scientifique qui renouvelle chaque semaine la même opération.

source : ledauphine.com